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webiane, les rues d'Avignon, les madones et autres statues, les niches même vides et la petite histoire de la cité des Papes.

25 mars 2009

Les murs racontent l'histoire

Parfois, nous trouvons une inscription à côté d'une autre;

et les deux sont contradictoires.

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18_12

18_20

Et pourtant, chaque inscription nous raconte une histoire,

parfois l'Histoire,

vernet_histoire

fourbisseurs_sauvage

Pont_

parfois un simple événement ponctuel.
poitiers__12__


Même les pochoirs, les graffitis ou les marques des compagnons.

soyez_heureux

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28 novembre 2008

Bouquerie

La rue Bouquerie va de la rue Saint-Agricol jusqu'à la rue Collège d’Annecy.

Comme la rue de la Bancasse ou, plus tard, la rue de la Balance, la rue Bouquerie était la Magna Carreria, c’est-à-dire une des grandes rues de la ville. Celle qu’un carrosse pouvait emprunter sans problèmes et que l’on nettoyait particulièrement lorsqu’un invité de marque était reçu par la ville. Le nom de Bouquerie, qui signifie Boucherie était plutôt attribué à la rue Saint-Marc, la Boucherie se trouvant à son extrémité, au Portail-Boquier près de Saint-Martial. Mais, comme on l’utilisait pour aller de la Grande Boucherie, située place de l’Horloge, au Portail Boquier, elle prit le nom de rue Bouquerie. A également porté le nom de rue des Masses.

N° 10 : petite vierge en prière.

À l’angle de la rue des Ortolans, une grande vierge drapée et son enfant à sa gauche et la tête couverte du pan de son manteau dans une niche très richement décorée. Le dais comporte une grosse tour ajourée avec cinq tourelles crénelées. C’est une évocation artistique de l’attribution que l’église donne à la vierge en l’invoquant sous le titre Turris Davidica , (tour de David et Tour d’Ivoire) On peut y voir une petite ressemblance avec les remparts et la basilique Notre-Dame des Doms.

N° 13 : ancien Hôtel de Roays, puis de Grillet, puis de Brancas, finalement acheté en 1796 par la famille Seguin, qui y installa son imprimerie, la rivale de celle des Aubanel. C’est d’ici que sortira la première édition de Mireio de Mistral en 1859. C’est aussi dans cette imprimerie que fut mis en vente, le 7 janvier 1891, le premier numéro de l’Aïoli, le journal de Mistral. Celui-ci voulait avant tout défendre la langue et les traditions provençales. Le directeur de ce journal s’appelait Folco de Baroncelli et le siège était son hôtel particulier, aujourd’hui appelé Palais du Roure. Le numéro 1 de ce journal valait quatre sous, ce qui était cher pour l’époque. Mistral dut diminuer ce prix de moitié pour continuer à le vendre. On le trouvait surtout en Provence. Les auteurs étaient des écrivains de renom : Félix Gras, Mistral bien sûr, Charloun Rieu, Marius André, Henri Bouvet, Paul Mariéton…Pourtant la vie de ce journal ne durera que neuf ans. Boudé par les lecteurs surtout à cause de sa mauvaise gestion administrative, il passera de quatre mille exemplaires au numéro 2 à six cents exemplaires. Mistral décide d’arrêter cette expérience en 1899.

 N° 22 : une plaque nous rappelle que Nicolas Mignard, grand peintre avignonnais a vécu dans cette maison au XVIIe siècle. Une assez grande sculpture représentant la sainte Famille est au-dessus de la porte dans une niche toute simple en forme de demi-cercle, l’enfant, déjà grand, était au milieu et Marie est à sa gauche.                                  

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L'enfant qui se trouvait au centre de cette sculpture a été probablement volé.

Un jeu de paume était dans cette maison. Ce lieu servit parfois de théâtre et Molière y donna deux représentations « l’Étourdi » en 1655 et « le Dépit amoureux » en 1657. Il se lia d’amitié avec Nicolas et Pierre Mignard, ce dernier ayant fait plusieurs fois le portrait de Molière ; ce lieu périclita faute de soins à la mort de son dernier propriétaire en 1732. Ce fut le premier endroit de la ville où avaient lieu des représentations théâtrales. Plus tard, il y eut la Comédie, place Crillon et ensuite le Théâtre Municipal. Puis il y eut septembre 1947 et la création du Festival d’Avignon et aujourd’hui, toutes les salles d’anciens cinémas ou des garages désaffectés sont devenus en été des endroits où les spectateurs viennent nombreux regarder des acteurs, connus et moins connus, faire leur numéro de comédien.

La rue Bouquerie fut le lieu de résidence de la première Inspection Académique du Vaucluse. La demande datait du 13 janvier 1809 ; la municipalité, voulant faire revivre son passé historique et universitaire, avait demandé au gouvernement l’implantation à Avignon d’une Académie Impériale. En 1850, est créé le rectorat qui a porté les noms successifs d’Inspection des écoles primaires, puis Inspection Académique. Elle eut plusieurs adresses : la Préfecture, le 18 rue Bouquerie, la Cité Administrative et enfin, la rue Thiers où elle est encore aujourd’hui.

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21 octobre 2008

Ancienne niche et nouvelle statue

Une nouvelle statue dans une vieille niche désaffectée !
J'ai pourtant demandé aux habitants du coin.
Certains n'avaient même pas vu la statue.
Mais un sympathique commerçant m'a donné le numéro de téléphone mobile de la personne qui avait fait le travail de restauration.
Hélas, malgré plusieurs appels et un message laissé sur la messagerie, je n'ai pas eu le renseignement. Sûrement que le mobile est inutilisé. Alors: à vous de me répondre:
Connaissez-vous le nom du sculpteur de cette statue ?

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L'immeuble avant la restauration avait deux niches vides au coin et aujourd'hui, une seule niche est vide.

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04 octobre 2008

Statue place des Corps-Saints

Une statue a été récemment nettoyée. Voici la différence en images.

corps_saints_32__2_ corps_saints_32__3_ Avant

Grande petite Après

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12 août 2008

Pavot

La rue Pavot va de la rue Henri Fabre jusqu'à la rue des Trois-Faucons

Aucune précision tangible n’est donnée concernant l’origine du nom de cette petite rue. Ou bien, une des familles habitant la rue lui a donné son nom ou alors des pavots ou des gros coquelicots y poussaient en liberté sur les murs des jardins voisins. Ou alors, comme le suppose Paul Achard, ce nom viendrait de l'enseigne d’une ancienne auberge.

La particularité de cette ruelle est qu’elle est pavée en totalité, d’un pavage différent de ceux que nous sommes habitués à voir dans la ville. Des pavés plus gros, plus rectangulaires dont certains pèsent entre 15 et 18 kg et qui supportaient plus facilement la charge. Et pourtant, c’est exactement de cette façon qu’étaient pavées les rues dans lesquelles les carrosses et autres véhicules de l’époque passaient. Les rues qui faisaient le tour des remparts à l’intérieur ou à l’extérieur étaient pavées comme l’est actuellement la rue Pavot.

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Pavage rue Pavot à gauche et pavage normal dans les autres rues à droite.

On peut constater également une symétrie presque parfaite de cette rue avec la rue du Chat qui lui fait face dans la rue des Trois-Faucons .

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26 février 2008

Portail-Boquier

La rue du Portail-Boquier va de la rue Joseph Vernet au Cours Jean Jaurès.

 La rue portait autrefois le nom de rue des Vieilles Études en souvenir de l’emplacement de la première Université d’Avignon en 1303. L'ancien nom paraît encore sous le nom récent comme le montre la photo.

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l'Université ayant déménagé pour aller place des Études, on a redonné à la rue son nom initial rappelant l’une des anciennes portes des remparts du Moyen Âge. Pendant la Révolution, on l’appelait la rue Vieux-Études.

Au début de cette rue un somptueux hôtel moderne construit par Jean Nouvel a investi l’aile nord des locaux de l’ancien Hospice Saint-Louis, lui-même ayant pris la place du Noviciat des Jésuites de 1589. Louise d’Ancenuze a été le mécène de ce Noviciat. Elle a fait un don généreux de dix mille écus pour que soient édifiés une église et un corps de logis de style religieux. Cette église fut le premier édifice baroque d’Avignon. Elle était surmontée d’un magnifique dôme. Elle fut consacrée le 26 mai 1611, sous le vocable de Saint-Louis.

Le bâtiment forme un quadrilatère, l’église se trouvant au nord, autour d’un espace central vide et à ciel ouvert ; la cour carrée centrale du noviciat est entourée de galeries, qui la font ressembler à un cloître, et de bâtiments dont la construction a duré plus d’un siècle. Les ailes ouest et nord sont l’œuvre de François Royers de la Valfenière en 1627. Jean Péru a œuvré au remodelage de l’aile nord en 1712 et du grand escalier. Puis il éleva l’aile sud et commença l’aile est qui donne sur la rue du Portail-Boquier. Il mourut avant la fin de son travail en 1723. C’est son fils Jean-Baptiste qui termina cette partie du bâtiment. On voit nettement que les influences artistiques avaient changé et que le temps et les modes avaient passé entre le début et la fin des travaux.

Après le départ des Jésuites, les religieuses de Sainte-Praxède (dont on voit le dos de l’église rue Félix Gras) en furent les propriétaires et y vécurent jusqu’à la Révolution. Il faut attendre 1801 pour que Napoléon, sur la demande de Guillaume Puy alors maire d’Avignon, fasse de ce lieu une succursale des Invalides de Paris. La succursale ouvre ses portes le 1er janvier 1802 ; cinq cents invalides sont installés dans des locaux que la Révolution avaient déjà transformés en hôpitaux militaires. Puis, en 1852, ce fut un refuge pour les invalides civils. L’Hospice Saint-Louis a fonctionné jusqu’en 1982. Aujourd’hui, en plus de l’hôtel précédemment cité, l’aile ouest héberge l’institut Supérieurs des Techniques du Spectacle et le Festival d’Avignon installe ses bureaux de location dans l’aile sud de juin à début août de chaque année ; il est agréable de venir dans cette cour fermée de toutes parts où de grands platanes procurent une ombre salutaire. Elle est silencieuse et décorée en son centre d’une fontaine moussue.

La rue traverse ensuite le boulevard Raspail et termine son trajet dès qu’elle rencontre la rue Joseph Vernet . La porte des anciens remparts se trouvait au niveau de la rue de la Calade (Joseph Vernet). La rue de la République n'avait pas encore été percée.  

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21 décembre 2007

Les Lumières de la ville

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16 novembre 2007

Rénovation

Trois statuettes ont été rénovées en même temps que les façades des demeures et, grâce aux photos, nous allons apprécier la différence qui se passe de commentaires.

Rues des Lices numéro 3:
lices3_avant  lice4 

 Pace du Change numéro 28:
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Rue Joseph Vernet, façade de l'Oratoire:

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08 octobre 2007

Mons

La rue de Mons va de la place de l’Horloge à la rue de la Cité du Palais.

Fut appelée rue de la Vice-Gérence au XVe siècle puisque c’était le chemin utilisé par le vice-gérant pour aller de sa demeure au Palais des Papes. Puis elle devient rue Cardinale en 1795 et ce, jusqu’en 1891. Le mot "mons" viendrait du mot  "mont". On trouve en France un grand nombre de toponymes comportant le mot "mont" parfois seul ou accompagné d'adjectif ou de nom de personnes: Montaigu, Beaumont, Montfort, Montdidier, Montbéliard... Cette rue rejoint la rue de la Cité du Palais, celle-ci se perdant sur les hauteurs dominant la place de l'Amirande.

À la fin du XIXe siècle, les péripatéticiennes, quelquefois des clandestines, exerçaient leurs talents dans des hôtels ou des maisons closes de cette petite rue. Ces établissements furent fermés définitivement le 13 octobre 1946.

Il y a deux noms de rues l’un au-dessus de l’autre près de la Place de l’Horloge. Rue de Mons et Montée Paul Puaux. Paul Puaux restera associé dans nos mémoires à Jean Vilar et son festival. Lors de la « Semaine d’art » en 1947, lancée par le poète Islois René Char et le critique d’art Christian Zervos qui expose des œuvres de peintres modernes, il se charge de rassembler un public neuf. Vilar, sollicité pour monter un spectacle, en propose et en monte trois, "Richard II" de Shakespeare dont c'est la création en France, Histoire de "Tobie et Sara" de Claudel, également une création, et la "Terrasse de midi", pièce inédite de Maurice Clavel, jeune auteur. D'année en année, Puaux consacre ses vacances au festival et pas seulement en tant que spectateur ; il travaille avec Jean Rouvet, organisateur hors pair des relations avec le public. La confiance et l'amitié se sont établies très tôt entre Jean Vilar et lui, et Puaux, l'homme à la pipe et au franc-parler, toujours présent, devient une des figures les plus populaires dans le milieu avignonnais. À la mort de Jean Vilar, en 1971, c’est lui qui prendra la relève à l’administration du festival d’Avignon. Il est mort le 27 décembre 1998.

N° 4 : Hôtel de Crochans.  Il a été occupé par la Mutualité agricole avant son déménagement en zone urbaine populaire ; il est aujourd’hui appelé « La Maison Jean Vilar ». C’est un lieu de rencontres et un musée pour les amoureux du théâtre.


je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo Webiane

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24 août 2007

Galante

La rue Galante va de la place du Change à la rue de la Saraillerie.

Autrefois, cette rue se prolongeait jusqu’à la place Saint-Didier. Elle s’est appelé rue de la Garlanderie du mot provençal Garlanda, car c’est dans cette rue que les « garlandiers », ciseleurs sur métal,  fabriquaient les couronnes et guirlandes de fleurs artificielles ou les coiffures pour femmes (bords de chapeaux, couronnes de mariées etc…). Par déformation, la rue prit le nom de rue de la Galanterie, puis rue Galante.

Un hôtel de cette rue a pris le nom de Hôtel Garlande en souvenir de l’ancien nom de la rue. A porté aussi le nom de Eugène Dévéria à cause de l’œuvre de celui-ci intitulée « les Quatre Henri ». Dévéria fut aussi le Directeur de l’École de Dessin et de Peinture de la rue Dorée vers l’année 1840.

N° 4 : Maison des Crillon. C’est ici qu’est né Crillon dit Crillon le Brave, ami de Henri VI. Une légende circule, disant que c’est au cours d’une partie de dés entre les quatre Henri, Henri III, le roi de Navarre (futur Henri VI), le Prince de Condé et le Duc de Guise que, le roi ayant jeté les dés, on trouva du sang sur la table. C’est juste une légende, pas un fait historique. Ce signe présageait une mort tragique à chacun des joueurs. Eugène Dévéria en fit un très beau pastel qui se trouve au Musée Calvet. On lui doit aussi le décor de deux des chapelles de la Cathédrale Notre-Dame des Doms.

N° 5 : Maison Palasse ayant appartenue à deux parfumeurs, le père et le fils ayant le même prénom, François Palasse, puis au fils du dernier, qui lui s’appelait Jean-François, marchand de tabac, puis à un autre François Palasse (1717-1790) qui était peintre. La façade a entièrement été reconstruite entre 1679 et 1682. Les ornements de la façade évoquent les quatre saisons à partir de masques. Le printemps est entouré de roses et porte une couronne, l’été est orné d’épis de blé mûrs, l’automne, de grappes de raisin et de feuilles de vigne, quant à l’hiver, il nous montre un masque de vieillard entouré de branches dépouillées de leurs feuilles. Elle est l’œuvre du membre le plus connu d’une dynastie de maçons de l’Isle-sur-la-Sorgue, Jean Rochas qui fut influencé par Royers de la Valfenière. Elle est aujourd’hui le siège de l’Académie de Vaucluse. La façade de ce bel hôtel a récemment été ravalée.

N° 17 : un de nos félibres, Jean Brunet, a vécu ici pendant plusieurs années et a même eu comme hôtes Victor Balaguer, le grand poète catalan, lorsqu’il était en exil, et son épouse Nola. C’est d’ailleurs grâce à cet accueil qu’en 1867, les Catalans ont offert aux provençaux une coupe d’argent ciselée qui fut et restera le symbole de l’union de la Provence et de la Catalogne. Le réalisateur de cette coupe s’appelait Guillaume Fulconis ; il refusa d’être payé lorsqu’il connut la raison de la commande de cette coupe. Ensuite, pour remercier les Catalans, Mistralll a créé et chanté la « Coupo Santo » en empruntant à Nicolas Saboly l’air d’un de ses Noëls du XVIIe « Guihaume, Tòni, Pèire ». Voilà comment un chant de circonstance est devenu l’hymne de tout le peuple occitan. Sur le socle, finement ciselées, on peut lire les phrases des deux poètes :

 

Morta diuhen qu’es                              Ah! : se me sabien entèndre

Mès jo la crech viva                             Ah ! se me voulien segui!

Victor Balaguer                                       Frédéric Mistral

« On la dit morte,                                          Ah ! si on savait me comprendre

mais moi je la crois vivante ».                       Ah ! Si on voulait me suivre ».

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12 mai 2007

Les chapelles du Palais des Papes

Un lien pour faire une visite virtuelle du Palais des Papes et pour en savoir encore plus sur la vie des papes à Avignon de 1309 à 1423.

http://www.culture.gouv.fr/culture/palais-des-papes/fr/

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27 mars 2007

Louis le Cardonnel

La place Louis le Cardonnel se trouve à droite et au début de la rue de la République, juste avant le Palais du Roure.

Une petite place avec au milieu un arbre et le buste de Frédéric Mistral témoigne le souvenir de Louis le Cardonnel à proximité d’un des lieux qu’il fréquentait assidûment : le Palais du Roure. C’est d’ailleurs Frédéric Mistral qui a baptisé cette demeure « Palais du Roure ».

L’abbé Louis Le Cardonnel, né à Valence le 22 février 1862 et mort à Avignon le 28 mai 1936,  était poète. Son inspiration lui est venue lors de ses séjours à Assise en Italie. Ses œuvres se trouvent en grande partie dans la section Lettres Italiennes au Musée du Roure où il a vécu les dernières années de sa vie en même temps qu’Émile Espérandieu. Il est l’auteur des Carmina Sacra.

Cette placette piétonne est un endroit agréable et frais en été grâce à l’ombre providentielle de l'arbre et de la terrasse d’un café.

À un angle, une niche abrite une vierge et son enfant. L’ensemble est assez sale. Certains appellent cette statue « la vierge noire ». Aujourd'hui, 4 janvier 2008, la niche est vide depuis plusieurs mois. Peut-être que la vierge noire va revenir toute propre.

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09 décembre 2006

Jean Jaurès

Le cours Jean Jaurès va de la porte de la République jusqu'à la rue de la République qui est dans son prolongement. Jean Jaurès, de son nom d'état civil Auguste Marie Joseph Jean Léon Jaurès, est un homme politique socialiste français, né à Castres dans le Tarn le 3 septembre 1859. Il est mort assassiné par Raoul Villain, adhérent de la "Ligue des jeunes amis de l'Alsace-Lorraine", mouvement d'étudiants nationalistes le 31 juillet 1914 à Paris. Il était le fondateur du journal "L'Humanité". Des hommages lui ont été rendus et de nombreux lieux français portent aujourd'hui le nom de cet homme.

C'est la seule rue de la ville qui porte le nom de "cours".
La porte de la République
 située en face la gare fut percée en 1855 ; son caractère pseudo-médiéval est dû au style de Viollet-Le-Duc. De cette porte neuve jusqu‘à l’ancienne rue de la Calade (aujourd’hui Joseph Vernet) fut tracé le premier tronçon de ce nouvel axe pour ce nouvel Avignon qui se voulait moderne et qui avait tendance à oublier son riche passé.

Voici comment Paul Manivet parlait de cette rue en 1913 dans son Recueil « Rues d’Avignon »:

Le cours

Voici le cours avec ses platanes nombreux
Caserne, hôtels, cafés que prolongent les tables
Sur les trottoirs brûlants, oasis délectables
C’est là que gesticule et muse un peuple heureux.

 Rendez-vous journalier des rentiers, des notables
Loin des bureaux malsains et des casiers poudreux
Des jeunes gens commis et clercs causent entre eux
De leurs amours et des potins inévitables.
 

 Auprès de la nourrice aux longs et clairs rubans
Les vieux de Saint-Louis s’affalent sur les bancs
Les marchands de gâteaux circonviennent les mères.
 

 Ce bruit de voix, de pas, ce spectacle mouvant
De promeneurs qui vont devisant et riant
Endorment les douleurs et bercent les chimères.
 

Le 29 juin 1854 est la date du premier départ d’un train de voyageurs allant vers Paris. Il fallait alors aux avignonnais et visiteurs de la cité des papes une avenue qui relie directement la gare à la place de l’Horloge. La rue nouvelle prit le nom de cours et rue Bonaparte car Napoléon III avait approuvé le plan général des travaux que lui avait soumis Paul Pamart, alors maire d’Avignon en juillet 1855 (voir détails dans la « rue de la République »).

Actuellement, au moment de l’écriture de cette page, des travaux importants pour une aire de stationnement souterrain défigurent le cours Jean Jaurès. Dès la fin de ces travaux, nous pourrons voir les statues de Jean Jaurès et du Maréchal De Lattre de Tassigny sur l’esplanade devant la Cité Administrative.

La Cité Administrative, à droite de la rue, s’est installé dans les anciens locaux de la caserne Hautpoul (du nom de deux généraux de l’Armée Française).

À gauche au début de la rue et faisant face à la Cité Administrative, se trouve la Chambre de Commerce.

Plus loin sur la gauche à l’emplacement de la Banque Chaix, se trouvait autrefois l’hôtel Crillon, très bien placé pour accueillir les voyageurs descendant du train. Un magnifique jardin intérieur faisait la beauté et la réputation de cet hôtel très renommé. Cet hôtel a fonctionné jusqu’au début du XXe siècle à cet endroit.

Nous voyons ensuite le square Agricol Perdiguier englobant les vestiges du cloître Saint-Martial  dont l'entrée se situe rue Henri Fabre.

En face du jardin, le cinéma le Palace, a pris place dans l’ancien bâtiment l’Eden dans le style art nouveau, qui fut tour à tour théâtre, café, puis est devenu le cinéma qu’il est encore aujourd’hui.

La Poste (ou plutôt les Postes ou les PTT) se trouvait là où se trouve maintenant et depuis longtemps, l’Office du Tourisme d’Avignon. Cette page du passé est restituée sur quelques anciennes cartes postales représentant le départ des facteurs côté rue Henri Fabre.

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08 juin 2006

Rouge

La rue Rouge va de la place du Change jusqu'à la place de la Principale. 

La rue Rouge est une rue de la zone piétonnière du centre historique de la ville à quelques pas de la place de l'Horloge. Elle se trouve tout près de la place du Change où circulaient la monnaie et les devises. Elle s’appelait la rue des Orfèvres car la corporation des orfèvres et des bijoutiers se tenait dans cette rue. Elle porte encore ce nom sur l’Annuaire Industriel et Commercial d’Avignon de 1892, p.44. Ces commerçants disposaient la marchandise sur du velours rouge pour la mettre en valeur ; au Moyen Âge, les mêmes métiers et commerces se rassemblaient dans un quartier ou une rue. Les boutiques de joailliers se touchaient et la couleur dominante de la rue était le rouge. Le nom est entré dans l’usage et est resté. Un document datant de 1568 nous signale que la maison de Tassel Bertaud est située « in carreria rubea, sive Pelleterie Antique »
Certains disent aussi qu’un massacre aurait été commis entre les Francs et les Sarrasins sur la place du Change
 et que les pavés de la rue étaient couverts de sang, ce qui aurait donné le nom à la rue, mais aucun document ne le prouve.

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Au numéro 4 de la rue, on peut voir en levant les yeux cette petite statuette d’une madone au dessus de la boutique dans une niche creusée à même le mur.

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27 avril 2006

Les Murs d'Avignon

"Le temps a donné à ces pierres si égales, si bien jointes, d'un si beau poli, une teinte uniforme de feuille sèche qui en augmente encore la beauté" (Stendhal).

Stendhal, qui fit de nombreux séjours à Avignon, n’a pas été insensible à la beauté de ces vieilles pierres qui entourent de façon élégante la vieille ville. Prosper Mérimée, en tant qu’inspecteur des monuments historiques, a beaucoup œuvré pour la sauvegarde et la réhabilitation de ces murs. Un projet de chemin de fer devait démolir toute la partie des remparts côté Rhône.La gare se serait trouvée aux allées de l’Oule. Prosper Mérimée s’y est opposé énergiquement. Viollet le Duc a procédé à une restauration « à l’ancienne » en 1860. Depuis cette date, la ville continue de protéger ces murailles en créant des espaces verts autour des remparts, empêchant ainsi les véhicules de se garer. Les remparts d’Avignon ont été bâtis avec une pierre calcaire tendre et très abondante dans toute la région appelée communément « pierre du Midi » et « molasse burdigalienne » par les experts.

Les remparts actuels mesurent 4.330 mètres , la surface prisonnière est de 151 hectares et 71 ares, trois fois et demi supérieure à la superficie qu’entourait l’ancien rempart, autrefois ils étaient hauts de huit mètres environ. Au XIVe siècle, on pouvait compter douze portes inscrites dans des tours carrées possédant des ponts-levis. Aujourd’hui, il ne reste que quatre portes: ce sont les portes Saint Lazare, Saint Michel, Saint-Roch et de la Ligne, cette dernière ayant été reconstruite en 1755 dans le style classique. Il y a aussi trente-six autres tours et cinquante-six échauguettes.

 

Avant le rempart actuel, il y eut plusieurs enceintes :

Une image pour vous donner une idée:

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L’enceinte romaine ( ne figure pas sur le plan) : dès le 1er siècle, on a la certitude que des fortifications existaient déjà comme dans toutes les autres villes marchandes qui étaient obligées de se protéger. Des remparts entouraient la ville haute c’est-à-dire le rocher, la place du Palais et le forum qui se situait à l’endroit où se trouve la place de l’Horloge. Le rocher avait un rôle de mirador pour la surveillance et de refuge en cas d’agression du fleuve ou des assaillants.

Hélas, seule l’hypothèse, approuvée plus tard par de nombreux autres historiens, que nous a laissée Sylvain Gagnière après de savantes et rigoureuses recherches, nous a permis de trouver le tracé de cette première enceinte édifiée par les Romains au début de notre ère.

Voici donc à peu près ce tracé de l’enceinte romaine:

 l'ouest : rue Petite-Reille, rue des Grottes, rue Racine, rue Bouquerie. 
-Au midi: les rues Collège d'Annecy, des Etudes et Crucifix.
 l'est : les rues Four de la Terre, Chapeau Rouge,  Oriflamme et Sorguette.
-Au nord : le rattachement à l'oppidum du Rocher des Doms se situerait vers la rue de la Forêt  et la chapelle des Pénitents noirs.

Après que les populations ont été décimées par les guerres et les épidémies, à la fin de l’Empire Romain, d’autres murs entouraient la ville. Les survivants étaient venus se réfugier autour du Rocher et on délimite l’enceinte réduite à peu près comme suit :

Rue Petite-Fusterie, rue Félicien David, rue Favart, rue de l’Arc-de-l’Agneau et rue de la Peyrollerie.

L’enceinte du XIIe siècle (en vert épais sur le plan) : c'étaient deux murailles espacées avec des larges fossés au milieu ; la muraille intérieure avait un peu la forme carrée de l’enceinte romaine précédente, et l’autre était plus arrondie et se repère très bien sur les plans de la ville. Les eaux de la Sorgue et de la Durançole coulaient dans les fossés renforçant la protection de la cité. En 1226, Louis VIII, fait abattre une grande partie de ces murailles et interdit à la ville de les reconstruire pendant cinq ans.

Un nouveau rempart est construit par les Avignonnais de 1234 à 1237. Son périmètre s’étend vers l’extérieur d’une quarantaine de mètres.

Voici son tracé d’est en ouest : rues des Trois-Colombes, Campane, Philonarde, Lices, Henri Fabre, Joseph Vernet et Grande-Fusterie. À l’angle des rues Saint-Charles et Joseph Vernet, un fragment de cette muraille grossière est à l’air libre. D’autres fragments de ces vieux murs ont été retrouvés au cours de prospections archéologiques. Les autres souvenirs de ce rempart du XIIIe siècle sont les noms des anciens portails et vous les rencontrerez en suivant l’itinéraire cité précédemment : Portail Matheron, Portail Peint, Portail Boquier, Porte Evêque, Portail Bienson etc…Ces portes sont restées en place jusqu’au XVIIIe siècle.

Enceinte du XIVe siècle (c’est-à-dire le rempart actuel, en noir fractionné sur le plan) : édifiée entre 1355 et 1370 environ, sous les pontificats d'Innocent VI et d'Urbain V, les remparts d'Avignon sont parmi les mieux conservés de France. Avignon est alors la ville où se trouve le pape et la population s’accroît de façon impressionnante et s’étale dans les bourgs nouveaux à l’extérieur des murs. De nouveaux quartiers se développent, grâce aux initiatives privées, à l’abord des portes et des couvents à l’extérieur de la première enceinte. Mais bientôt la sereine prospérité d’Avignon laisse percer de nouvelles menaces. En cette époque de la guerre de Cent Ans, des bandes de routiers semaient la terreur dans la région et les débordements du Rhône revenaient inlassablement. Innocent VI  veut protéger sa ville et entreprend la construction de remparts qui mettront à l’abri ces nouveaux bourgs. Les travaux durent plus de dix ans : on creuse des fossés, on fait des clôtures, on place des portails en bois ; puis en 1359, on remplace l’enceinte provisoire par les murailles de pierres. En 1366, douze chantiers étaient à l’œuvre en même temps dans la ville. Les mécènes de cette construction furent la Chambre apostolique et quelques emprunts lancés par les deux papes et un impôt sur les vins, les marchandises et le sel dès 1358. Même si les remparts étaient terminés en 1372, les travaux ont continué avec Clément VII et Benoît XIII.

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