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webiane, les rues d'Avignon, les madones et autres statues, les niches même vides et la petite histoire de la cité des Papes.

18 septembre 2005

Viala

La rue Viala va de la rue de la République jusqu'à la place de la Préfecture.

Marie-Joseph Chénier, frère du poète André Chénier, a écrit les paroles du "Chant du Départ". Dans la quatrième strophe de cette chanson guerrière, il cite le nom de Viala:

"De Barra, de Viala
Le sort nous fait envie,

Ils sont morts, mais ils ont vaincu.

Le lâche accablé d'ans
N'a point connu la vie,

Qui meurt pour le peuple a vécu,

Vous êtes vaillants, nous le sommes.

Guidez-nous contre les tyrans,

Les républicains sont des hommes,

Les esclaves sont des enfants."

Le nom de Viala est associé à ce gamin de treize ans qui fut un triste héros de la Révolution. Joseph Agricol Viala, était né le 22 septembre 1780. Avignon a tenu à garder le souvenir de ce garçon en donnant son nom à cette rue. Pendant la Révolution, Avignon avait pris parti pour la Convention. Le 6 juillet 1793, Agricol Viala, avait menacé de couper les câbles des pontons avec une hache, sur les bords de la Durance. Ce geste tint à distance pendant quelques temps les fédéralistes marseillais avant que le jeune garçon ne fut abattu d'un coup de fusil, en murmurant : « Je meurs, mais c’est pour la liberté ». L’oncle du jeune garçon, Agricol Moureau, raconta l’événement dans une lettre qu’il envoya à Robespierre.

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06 juillet 2005

Thiers

La rue Thiers va de la place Pie à la rue du 58ème RI.                                                                                         

Nouvelle rue de la ville, longue et rectiligne comme la rue de la République et le boulevard Raspail.

Le percement de la rue Thiers fut commencé en 1869. Il a fallu élargir la rue du Saule qui se trouvait près de la place Pie puis tracer une nouvelle artère en plein milieu des Grands Jardins pour rejoindre les remparts. Les travaux durèrent de 1874 à 1877. On comprend mieux pourquoi les rues d’Amphoux, du Four de la Terre et du Pont-Trouca traversent la rue Thiers juste pour quelques mètres supplémentaires: elles existaient avant la rue Thiers et ont gardé leurs aboutissants d’origine.

La rue Thiers a porté quelques temps le nom de Roger Salengro (1890-1936). Roger Salengro fut une figure du Front Populaire et ministre de l’Intérieur en 1936. Il souffrit beaucoup des méfaits de la guerre de 14-18, puis des calomnies en 1936. Innocenté par la suite, mais malade et seul, il mit fin à ses jours dans la nuit du 17 au 18 novembre 1936. Un million de personnes viennent à ses obsèques qui sont grandioses le 22 novembre suivant.

Adolphe Thiers est né en 1797 et meurt l’année de l’achèvement de la rue qui porte son nom, c’est-à-dire en 1877. Il fut président de la République de 1871 à 1873. Il publia un livre « Histoire du Consulat et de l’Empire » qui lui valut d’être proclamé Historien National.

D’après Achard, lorsque Thiers venait à Avignon, il logeait aux numéros 4 et 6 qui correspondaient à l’hôtel Saint-Yves tenu par madame Peytavin, qui était la sœur de son ami Gaspard Roure d’Aix. Achard pense que c’est sûrement pour cette raison que la rue porte son nom.

L’Inspection Académique est au bout de la rue Thiers, près des remparts depuis 1970, dans un immeuble construit spécialement pour elle.

                                          thiers

N° 22 : une niche toute simple a été creusée dans le mur d’une maison restaurée. À l’intérieur, Saint-Joseph porte l’enfant Jésus sur son bras gauche et une fleur de lys dans la main droite.

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30 juin 2005

Trouillas

La petite cour Trouillas se trouve entre les vergers d'Urbain V et la cour Maria Casarès (au bout de la rue Bertrand).

On a donné ce nom à cette cour à cause de l’imposante tour du même nom où sont entreposées onze étages d’archives notamment les registres de notaires. C’est sans aucun doute la plus haute tour du Palais; le donjon a une superficie de 20 mètres par 17 à sa base ; l’épaisseur des murs peut parfois atteindre 4 mètres 50 ; la hauteur totale est de 52 mètres. Cette tour est rattachée aux Archives départementales dont l’entrée principale est à côté de la Cathédrale Notre-Dame des Doms.

L’étymologie de ce mot de Trouillas a été très controversée. Certains disent que le mot vient de Truilhum qui signifie « pressoir à vin » et affirment que c’est à cet endroit que se trouvaient les caves des Papes; Pansier, quant à lui, assure avec certitude qu’il viendrait des mots grecs troglias, trogli ou trouil qui signifie grotte. On retrouve cette racine dans troglodyte. Car, lorsqu’on a creusé le rocher pour construire cette tour, on a trouvé des habitations capitulaires et de nombreuses cavités importantes.

Pendant un orage, le 30 juillet 1392, à trois heures du matin, la foudre est tombée sur la tour et a brûlé à l’intérieur tout ce qui pouvait prendre feu. Pansier, («la Chronique», p. 43) nous rappelle ce qui avait été écrit sur cet événement : ez la premere fez que elo ez ystade cremade (c’est la première fois qu’elle a été brûlée).

 

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La verrière du cinéma Utopia vue du jardin derrière la cathédrale. À droite, le mur de la tour Trouillas.

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22 juin 2005

Vieux-Sextier

La rue du Vieux-Sextier va de la rue Rouge à la Place Pie.

En 1762, le sextier, qui se trouvait jusqu’à présent dans le quartier des Boucheries, fut déménagé et placé au-dessus d’une halle qui se trouvait sur la place Pie. Cette halle, construite par le fils de Jean-Baptiste Franque de 1760 à 1764, resta longtemps le grenier public de la ville. Le sextier était la sixième partie du « conge », lui-même étant une mesure de capacité chez les romains.

La rue s’est appelée rue Aquaviva, du nom du vice-légat en fonction à l’époque. Jean-Baptiste Franque voulut en faire une rue ayant un style uniforme. Elle fut reconstruite presque entièrement de 1749 à 1754 et le résultat de ces modifications en fait, encore aujourd’hui, la rue la plus régulière quant à ses façades. Ces aménagements firent disparaître l’Hôtel de Villefranche. Celui-ci fut acheté 45.000 livres par la ville au début des travaux de transformations de la rue.En 1791, le nom de rue Aquaviva fut enlevé et on grava à sa place « rue Neuve ». Les Avignonnais l’appelaient déjà rue du Vieux-Sextier. En 1843, la commission des alignements donna à l’ensemble de cette rue le nom qu’elle avait déjà de la rue Rouge à la Boucherie, c’est-à-dire rue du vieux-Sextier.
N° 5 : l’inscription « Marché aux Herbes » reste très lisible sur le mur.
N° 10 : façade nord de l’ancienne église St-Geniès ou St-Genêt (la façade sud est au n° 11 de la rue de
la Bonneterie). Ce côté de l’église est plus richement décoré que la façade de la rue Bonneterie. Et il est surprenant de rencontrer ces vestiges racontant le passé au-dessus de boutiques recherchant perpétuellement la modernité. Ces deux façades tronquées sont tout ce qui reste de cette ancienne église et le riche décor est attribué à Jean-Baptiste Franque qui l’a rebâtie en 1737. Elle était une des sept paroisses de la ville jusqu’en 1790. La vitrine d’un magasin au rez-de-chaussée la rend invisible à ceux qui marchent sans lever les yeux. C’était la seule paroisse à ne pas posséder un cimetière à proximité (sauf au XVI e siècle où un minuscule terrain voisin remplit cette fonction). Les défunts de la paroisse Saint-Geniès étaient enterrés dans le cimetière Notre-Dame de Nazareth situé près de la porte Limbert en bordure de la rue des Clefs. Il avait été cédé en 1568, puis repris cinquante ans plus tard par les Carmes Déchaussés suite à un procés qui dura plus de quatorze années. La paroisse se trouva sans endroit où ensevelir ses morts et les inhuma dans un caveau au sous-sol de l’église et dans ce minuscule terrain cité plus haut. Monseigneur de Gonteri avait interdit l’utilisation de ce petit cimetière ; interdiction non respectée puisque plusieurs enterrements se firent entre 1707 et 1721 date de la grande peste. En septembre 1723, un grand espace se trouvant à neuf cents mètres de l’église, rue Franche exactement, leur fut attribué en tant que cimetière. La bénédiction eut lieu le 5 mars 1724. De même, en 1777, suite à des requêtes mettant en cause l’hygiène et les mauvaises odeurs, on en vint à interdire l’inhumation des morts dans les caveaux des églises. Cette interdiction fut respectée dans le Royaume, mais dans le Comtat, la coutume dura jusqu’en 1791. C’était un prestige pour les paroissiens de reposer éternellement dans la maison de Dieu. Voilà pourquoi, il fut construit hors les murs, à Saint-Roch, un grand cimetière. Le premier enterrement à Saint-Roch eut lieu en octobre 1791. Mais ce cimetière ne plaisait pas et la dernière cérémonie annonça sa fin le 3 juillet 1833. Tous les ossements ont été récoltés quelques années plus tard et une stèle le raconte dans le cimetière Saint-Véran.
N° 19 : Hôtel de Belli. Famille d’origine piémontaise qui a vécu à Avignon au
XVIe siècle dans cette rue. Il reste de cette époque la vierge dans la niche gothique qui décore l’angle des deux façades.

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N° 20 : trois grandes portes surmontées de sculptures sont malheureusement dégradées par les boutiques du rez-de-chaussée. La même chose se reproduit en face aux numéros 29 et 33. Vestiges de la décoration uniforme voulut par l’architecte Franque.

N° 22 : la Boucherie de Jean-Baptiste Franque. On reconnaît les têtes de bœufs et de béliers, des lettres, des hachoirs et autres instruments de boucherie, sculptés sur la façade peinte en rouge brique et coupée par un porche. En face, le bâtiment symétrique avait été construit pour servir de poissonnerie. Derrière, il y avait la triperie. Aujourd’hui le bâtiment abrite des commerces. Depuis quelques semaines, des grands travaux de réhabilitation ont été entrepris pour redonner une valeur à cette Boucherie.

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17 juin 2005

Velouterie

La rue de la Velouterie va de la rue d'Annanelle à la porte Saint-Roch.

Au moyen-âge, cette rue existait déjà et portait le nom de ses aboutissants :

-Carriera per quam homo vadit de Portu Peyreriorum (il y a très longtemps, se trouvait à cet endroit le quai aux pierres sur le Rhône) ad ecclesia Beatæ Mariæ de Miraculis.

- En 1370 des actes signalent qu’elle a porté le nom de Via Publica de Miraculis.

- En 1548, elle fut appelée Rue de la Mercy et Miracles près le portal de Champfleury. Champfleury, à cause du quartier voisin qui porte encore ce nom..

- En 1626, elle porte le nom de rue des Miracles. Elle était ainsi nommée suite à un miracle qui eut lieu à cet endroit en 1320. La rue à l’époque n’était qu’un chemin au milieu des arbres qui poussaient sans entraves sur ce terrain que le fleuve inondait régulièrement.

Comme la rue d’Annanelle, on nommait ce quartier « l’estel ». On appelait estel un terrain rempli de graviers abandonnés par le Rhône. À un endroit précis où plusieurs chemins se rencontraient en formant une étoile (peut-être une autre signification du mot estel) se trouvait un oratoire avec une madone. La statue de cette madone existe encore et peut être vue dans le couvent des Clarisses de Montfavet. Près de cet oratoire se trouvait le lieu traditionnel des exécutions publiques.

Le 24 mars 1320, un jeune garçon accusé par sa mère d’avoir commis un crime « contre nature », avait été condamné à être brûlé vif. À la mise à feu du bûcher, il s’était tourné vers la statue de la vierge et l’avait implorée. La vierge avait défait ses liens et le jeune homme était sorti des flammes. Il a été remis sur le bûcher et le miracle s‘est produit une deuxième fois.

De cet événement, la place, la rue et même la porte (aujourd’hui Saint-Roch) prirent le nom de Miracles. Une église gothique, Notre-Dame des Miracles, y fut construite en 1326 suite à une bulle de Jean XXII qui avait accepté ce miracle. Ensuite, cette chapelle fut transformée en monastère pour les Repenties, qui fut sous le vocable de Sainte-Marie L’Égyptienne. En 1575, ce lieu fut occupé par les Minimes, du nom de l’ordre monastique fondé par Saint-François de Paule en 1452 à Cosenza, et introduit en France sous Louis XI. Richelieu, pendant son exil à Avignon du 15 mai 1618 au 7 mars 1619, traversait la ville (il vivait à l’hôtel de Beaumont, qu’il avait acheté, situé rue de la Croix pour venir y dire une messe. La façade a été refaite en 1745. Les Minimes sont partis après la Révolution.

Puis, l’église fut vendue comme bien national et eut plusieurs affectations : une caserne, un horticulteur, une fabrique de robinets et, depuis 1930 environ, une fabrique de pompes de la marque Grillot. L’église est actuellement en cours de restauration et les nouveaux propriétaires espèrent pouvoir l’utiliser comme un espace culturel, notamment pendant le festival d’Avignon. La façade fut transformée car l’immeuble fut habité par des particuliers. En 1928, on peut voir cette façade dans une scène du film « Destinée » de Henri Roussel. L’action se passait en Italie pendant la campagne de Bonaparte.

- En 1662, elle prit le nom de rue des Minimes.

Aujourd’hui, son nom de rue de la Velouterie lui vient d’une fabrique de velours installée dans cette rue en 1547 par Guillaume de Laval. Il était aussi connu en tant que geôlier de l’officialité d’Avignon.

Le Rhône étant tout près des portes à cet endroit de la ville, une réserve de poisson d’eau douce, appelée Piscarium, se trouvait tout près de la chapelle à l’époque des papes. Le poisson était capturé dans un étang de Camargue et même de Bourgogne. Il arrivait vivant sur des bateaux aménagés qui remontaient le Rhône. Cette réserve servait au ravitaillement du pape et de ses hôtes.

Les abattoirs ont été pendant longtemps dans cette rue tout près de la porte Saint-Roch. Ils ont déménagé il y a quelques décennies.

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12 juin 2005

Trois Colombes.

   

Merci à tous ceux qui ont bien voulu me faire leurs critiques; celles-ci sont forcément constructives. Un merci particuler à Piero. Il s'est aperçu, avec son oeil impitoyable, que je ne maîtrisais encore pas trop cet espace. Je répète que les photos que j'afficherai ici seront loin d'être des chef-d'oeuvres, mais auront malgré tout un rôle documentaire. Le temps n'amenant que du bon à ceux qui ne sont pas des médiocres, je veux croire que tout va s'améliorer de jour en jour.

Continuons les rues et restons dans le chiffre "Trois".

Aujourd'hui, la rue des Trois-Colombes et, comme c'est dimanche, je m'arrêterai là. Pas d'image aujourd'hui, pourtant, il y a une très jolie madone sur le parcours de cette rue.

La rue des Trois-Colombes va de la rue de la Banasterie au carrefour fait par les rues Campane, des Infirmières et des Trois-Pilats.

Le nom vient d’une enseigne d’hostellerie dont on a trouvé des traces sur des textes à partir de 1411. Son tracé suit les anciennes enceintes du XIIe siècle. Le canal de la Durançole traversait la rue.

Au numéro 13bis de cette rue, face à la place Saint-Joseph, une enseigne en lettres bleues sur une faïence blanche est incrustée dans la façade ; elle est datée de 1737. Elle nous rappelle qu’ici, de 1732 à 1803, se trouvait la maison Louis Carbonnel, réputée pour ses faïences. Le musée Arbaud d’Aix-en-Provence conserve le chef-d’œuvre de la maison Carbonnel ; il s’agit d’une statuette de Saint-Jean Baptiste que les ouvriers de la faïencerie aurait offert à Jean-Baptiste Carbonnel pour sa fête comme le voulait la tradition.La portion de rue dans laquelle se trouvait cette fabrique s’appelait "traverse allant des Carmes Déchaussées aux Pénitents Violets".

Achard écrit que, à l’angle de cette rue avec la rue de la Banasterie, le chevalier André-Michel Ramsay (1686-1743), un des dirigeants de la maçonnerie, aurait fondé en 1737 une des premières loges maçonniques ayant existé en France.



 

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10 juin 2005

Trois-Testons.

Restons dans le chiffre "trois".
La rue des Trois-Testons va de la rue de la Grande-Monnaie jusqu'à la rue de l'Aigarden (quartier Portail-Magnanen)

 

Lors des guerres d’Italie, Louis XII (1498-1515) découvre que le portrait de princes italiens figure sur des pièces de monnaie sur une initiative du roi de Naples. Ces pièces portaient le nom de testons de l’italien « testa » qui signifie tête. Le souverain décide alors de faire une monnaie sur laquelle les français verront son portrait avant que son règne ne s’achève. Les pièces de monnaie , à partir de là, eurent un côté "face".

La rue se trouvant près de l’atelier monétaire de la rue de la Grande-Monnaie, un établissement prit le nom de « Auberge des Trois-Testons ». Cahuzac raconte que l’enseigne de cet hôtel exhibait une femme avec « trois globes d’amour » mais que la pudibonderie de l’époque a changé son enseigne et les Trois Têtons sont devenus les Trois Testons. Le propriétaire avait peut-être simplement voulu jouer avec les mots.

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09 juin 2005

Trois faucons.

La rue des Trois-Faucons va de la place St-Didier jusqu'à la place des Corps-Saints.

Des remparts séparaient la place des Corps-Saints de la rue des Trois-Faucons à l’époque des papes et un portail appelé le Pont-Fract (pont rompu), car une Sorgue coulait autour des vieux murs, permettait la communication entre les deux rues.

A eu pour nom Carreria Beate Marie de Confort à cause d’une confrérie qui avait son siège au coin de la rue des Études. 
Elle a ensuite été appelée rue des Deux-Faucons, nom d’une auberge située au même endroit. La rue des Deux-Faucons est mentionnée depuis 1500 au moins et jusqu’au XVIIIe siècle. On ignore les raisons qui ont ajouté un faucon au nom de cette rue.
C’est l’une des rues les plus basses de la ville donc souvent inondée.

Deux statuettes sont visibles dans la rue; les photos sont de qualité inférieure en comparaison à ce que vous êtes habitués à trouver ici et là.

trois_faucons_22Pendant vos promenades dans la ville, levez la tête et les yeux. Vous aurez la chance de découvrir alors sur les façades, au coin des rues ou entre les fenêtres, des niches avec des statues de la vierge. Il y en a partout dans la vieille ville, mais aucun guide ne les mentionne vraiment. Nous allons tenter d’en faire un recensement exhaustif pour réparer cette injustice. Celles qui portent une signature sont rares. Avignon est une des rares villes où il y ait autant de statues de la vierge.

 

 

 

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     Pourquoi toutes ces statuettes de la vierge à Avignon ?
     La réponse dans une prochaine rubrique.

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