La rue Noèl Biret va de la rue du Roi René à la rue des Lices.

Elle s’appelait autrefois place du Petit-Paradis. Les « paradis » étaient des lieux aménagés pour le repos et placés sur le chemin des processions religieuses. La ville a donné à cette rue le nom de Noël Biret, car lui-même avait donné au Musée Calvet sa collection de ferronnerie ancienne de plus de six mille pièces. Il était serrurier et a vécu de 1838 à 1918. Le nom de la rue est donc relativement récent. On peut voir son atelier sur d’anciennes photographies ou cartes postales.

C’est dans cette rue, exactement au Couvent des religieuses de Sainte-Claire, que Pétrarque a vu Laure de Noves pour la première fois. C’était le 6 avril 1327 et ses écrits par la suite en sont un témoignage émouvant. Il avait vingt trois ans et cette rencontre sera pour lui l’inspiration de certaines de ses œuvres littéraires dont Canzoniere. Trois cent soixante sept pièces en toscan (des sonnets surtout) qui célèbrent Laure.

N° 12 : une jolie petite vierge en pierre de couleur grise est en prière dans une niche dont le auvent est festonné. Une croix surmonte l’ensemble. La suspension qui l’accompagne sert de support à une plante.

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La portion de rue qui prolonge la rue du Crucifix et qui est aujourd’hui une impasse était une rue qui rejoignait le Portail peint et s’appelait rue du Sac à cause de son étroitesse.